Au Québec, des milliers de personnes vivant avec des difficultés de communication sont exposées à des risques de préjudice lorsqu’elles interagissent avec le système de justice. Hésitations, vocabulaire limité ou posture atypique peuvent être interprétés à tort comme un manque de collaboration ou comme de l’insincérité.
Des chercheurs et chercheuses du CRIR-IURDPM, sous la direction de Stefano Rezzonico (École d'orthophonie et d'audiologie, Université de Montréal) en collaboration avec Vincent Denault (École de criminologie, Université de Montréal), ainsi que des organismes communautaires (par exemple le regroupement TDL Québec) et des intervenants et intervenantes du milieu de la justice, mènent un projet qui vise à approfondir les relations entre les troubles de communication et la perception de la sincérité.
L’objectif : offrir des repères concrets pour sensibiliser et soutenir les policiers, les policières, les juges et l’ensemble des personnes impliquées dans le système de justice aux difficultés de communication dans leurs actes professionnels.
« Nous espérons contribuer à une meilleure compréhension des profils communicationnels pour aider les acteurs et actrices du système de justice à interagir sans préjudice avec les personnes en situation de handicap de la communication. » — Stefano Rezzonico